Tu l’as sûrement remarqué, tout comme moi je l’espère : le monde prend un tournant qui nous interpelle. Je m’interroge, peut-être le fais-tu aussi, sur les raisons profondes de ce changement.
Me permets-tu de partager ma réflexion avec toi ? Je t’invite bien sûr à en faire de même. C’est en croisant nos réflexions que nous nous rapprocherons peut-être de la vérité.
Hier encore, un adolescent de 14 ans a poignardé une assistante d’éducation. Les raisons ? Incompréhensibles face à la gravité de l’acte. Que se passe-t-il chez les jeunes ? Pourquoi ces histoires se répètent-elles toujours plus souvent dans les faits divers ?
Quelle est aujourd’hui la valeur d’une vie ? On pourrait se poser la question de connaitre la valeur d’une vie aux yeux de tout un chacun, si la mort semble si présente autour de nous, c’est que finalement elle semble légitime.
Il suffit d’un couteau, d’un fusil, d’un missile pour ôter la vie d’une personne, d’un millier sans provoquer plus qu’un frisson d’indifférence.
Et ceux censés protéger, prévenir, faire barrage… que font-ils vraiment ? Si eux-mêmes n’en prennent pas la mesure, alors oui, notre monde, non notre société est en péril.
Le monde existera toujours. L’homme, lui, est de passage. Mais cette vérité est obscurcie par une société qui prétend tout contrôler, tout gérer, tout rentabiliser. Nous vivons selon un projet construit pour le profit d’une minorité, oubliant que le temps qui nous reste peut s’effacer d’un coup, si nous ne faisons rien.
Nous avons perdu la maîtrise de notre destin. Nous l’avons confiée à des gens qui, au fond, rêvent seulement de briller autant que ceux qu’ils admiraient enfants, l’élite économique.
Aujourd’hui, beaucoup ferment les yeux. Le pouvoir dépend souvent de ceux à qui on prête allégeance.
Si la pauvreté régnait en politique, seul l’hospice y serait roi !
Et pendant ce temps, une nouvelle espèce prospère : celle qui fait commerce de l’innocence de nos enfants. Elle s’infiltre dans leurs écrans, pour y semer des mots, des idées, des comportements, violences. Rien ne les arrête, sinon notre vigilance.
Pourquoi ? Pour l’argent.
En 1998, Joey Starr chantait déjà :
« Laisse pas traîner ton fils
Si tu veux pas qu’il glisse,
Qu’il te ramène du vice ! »
Et il posait la question juste :
« Que voulais-tu qu’il apprenne dans la rue ? Quelles vertus croyais-tu qu’on lui enseigne ? »
Alors, allons-nous continuer à fermer les yeux ? Attendre que quelqu’un d’autre fasse ce que nous devons faire ?
Qu’en dis-tu ?
Comprends-tu, peut-être mieux maintenant, que notre responsabilité est réelle ? Même si tu penses que tout cela ne te touche pas encore… mais pour combien de temps ?
Oui, c’est plus facile de rester chez soi, de se concentrer sur ce qu’on maîtrise ou croit maitriser. Mais ce monde a besoin de toi, il a besoin de nous !
Pas à pas, main dans la main, nous avancerons. Ensemble, encore une fois, si tu le veux bien.

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