Sois un pigeon ! Eh paie-toi !

Nous revoilà pour une nouvelle histoire. On ne change pas une équipe qui gagne… à ouvrir les yeux sur une réalité qui nous concerne tous.
Et pour une histoire comme celle-ci, il nous fallait un titre à la hauteur : « Sois un pigeon ! Eh paie-toi ! »
Un titre qui claque, qui dérange, qui interroge. Et toi, fidèle lecteur, tu sais déjà que tu ne sortiras pas de cette lecture sans un petit pincement à la conscience.

Alors, allons-y. Démystifions tout ça.

Nous avons amorcé un cheminement autour de la politique, de son sens, et surtout de ce qui nous pénalise, nous, citoyens.
La Martinique traverse une crise sociale profonde. Il suffit de faire le tour :

  • L’usine du Galion en déficit, menacée de privatisation partielle,
  • La MDPH, l’IMFPA, Martinique Transport, en perdition,
  • Le golf des Trois-Îlets, les communes placées sous tutelle,
  • Des entreprises et associations non payées pour les services rendus.
    Et que dire de ce maire qui a eu l’indécence de verser de l’argent public… sur son propre compte personnel.

Pourtant, toutes ces institutions sont financées avec de l’argent public.
Tu sais, ce fameux pot commun dans lequel chacun est censé contribuer, peu importe son statut social, pour permettre l’accès équitable aux services publics essentiels.

Mais cette belle idée de solidarité a été détournée. Littéralement.
Aujourd’hui, l’argent public rime trop souvent avec :

  • Détournement de fonds,
  • Mauvaise gestion,
  • Abus de biens sociaux,
  • Clientélisme.

Mais c’est quoi, au fond, l’argent public ?
C’est ton argent. Le mien. Celui que l’on prélève directement ou indirectement sur ton salaire, sur tes achats, sur ton travail, souvent au prix de ta santé.
C’est cet argent-là qui paie : les salaires des élus, les voyages, les avantages, les gabegies administratives.

Et pendant ce temps, 211 milliards d’euros d’aides publiques ont été versés aux entreprises dans l’idée de soutenir leur développement, en espérant qu’elles recruteraient.

Mais dans la réalité ?
Une grande partie de cet argent est allée directement dans les poches des actionnaires, sans le moindre contrôle sérieux sur son efficacité ou sa nécessité.

On garde le principe du pot commun, mais seules quelque-un en profitent.
Tu commences à voir où je veux en venir.

Toi, le smicard, le précaire, l’intermittent, le salarié qui trime sans jamais s’exiler fiscalement,
Toi, tu paies.
Tu paies pour que les riches vivent mieux, paient moins, et échappent aux règles.

Pourquoi les riches ne veulent-ils pas payer d’impôts ?
Parce qu’ils savent qu’ils n’ont pas à le faire. Le système a été pensé pour eux.
Et toi, tu continues à alimenter ce système, parfois même sans t’en rendre compte.

Pendant ce temps, le service public s’effondre.
Une femme perd son bébé, faute d’hôpital à proximité.
Des malades meurent sur des brancards, seuls dans un couloir.
Les soignants, pourtant engagés, se battent dans un système à bout de souffle.

Et pendant ce temps encore :
22 ministres du gouvernement sont millionnaires.
Ce sont ces mêmes millionnaires qui te disent comment vivre avec 900 € par mois.
Tu ne vois pas le paradoxe ?

On te dit que le problème, ce sont les chômeurs, les RSA, les « assistés »
Mais on oublie de te dire que les élus, eux, profitent du pot commun sans jamais y contribuer autrement que par leurs discours.

Rappelle-toi :
Un ancien ministre des Outre-mer, Sébastien Lecornu, cité dans une affaire où de l’argent du ministère aurait été utilisé pour acheter des livres… auprès d’un homme se présentant comme un « bouclier devant les békés ».
( Source : Mediapart )

Et chez nous, en Martinique, violence et décadence financière avancent main dans la main.
Mais rien ne semble empêcher les élus de continuer à vivre confortablement…
Et de jouer leurs tours de magie habituels, sous nos yeux fatigués.

Alors je te pose la question :

Combien de temps encore, accepteras-tu d’être celui qui paie et qui se tait ?

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