Nous revoilà pour une nouvelle histoire, mais pas si nouvelle que ça ! Alors pour ce texte, il nous faut un titre qui percute ! Un titre qui traduit ton sentiment du moment !
Tu as cru qu’il s’agissait de rigueur. Tu t’es dit, bon, on serre tous la ceinture. Sauf que… non. Pas tous. Les annonces tombent, les milliards à trouver, et par un miracle bureaucratique toujours renouvelé, c’est encore sur toi que ça tombe.
Le retraité, le chômeur, l’aidant, le smicard, le RSA-iste. Toi qui n’as pas les moyens d’aller à Dubaï. Toi qui fais la queue à la CAF
Pendant que tu rends des comptes pour 400 euros d’APL, eux perçoivent des millions sans contrepartie.
211 milliards.
C’est ce que l’État verse chaque année aux entreprises sous forme d’aides publiques, subventions, exonérations diverses. On appelle ça le “soutien à la compétitivité”, un mot élégant pour désigner un robinet toujours ouvert.
Mais le plus surprenant ?
Aucune remise en cause.
Aucune évaluation d’impact sur l’emploi, les délocalisations, la transition écologique ou la création de valeur en France.
Quand l’État parle de “réduire la dépense publique”, il ne parle jamais de ça.
Il parle de toi.
De réduire l’allocation logement. De revoir les critères du RSA. D’exiger “des contreparties” pour les pauvres, mais aucune pour les puissants.
Et pendant qu’on t’explique que “tout le monde doit faire un effort”, certaines institutions continuent de dépenser à tout-va. Le CESE, les multiples agences publiques, les comités consultatifs obscurs : des millions engloutis pour des rapports que personne ne lit, pour des réunions où l’on débat de l’air.
Et maintenant, cerise sur le gâteau : on veut même t’enlever deux jours fériés.
Deux jours de répit dans une année à courir après le temps, les factures, la santé mentale.
Deux jours qu’on veut te reprendre au nom de “l’effort national”.
Mais là encore, l’effort, c’est toujours toi. Jamais eux.
Tu te dis : ils ne voient pas ?
Non, ils voient très bien.
Ils savent où sont les milliards. Ils choisissent simplement de ne pas les toucher.
D’autres agitent une nouvelle histoire : “L’immigration coûte trop cher”.
C’est le bruit de fond utile, la distraction préférée. Pendant que tu te disputes avec ton voisin sur des miettes, les festins continuent ailleurs.
La dette publique ? Un sujet sérieux, bien sûr. Mais à force de frapper toujours sur les mêmes, on fabrique de la colère, de la fracture, et de la défiance.
Et pendant que toi, tu cherches à comprendre, eux avancent masqués.
Pour conclure
Tu n’étais qu’un pigeon.
Maintenant tu es un poulet qu’on plume.

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