J’ai perdu la foi en ce que je crois ! L’obscurité est ma voie !

Silhouetted hooded figure with arms outstretched on a cliff during a lightning storm at sea.

Me revoici… me revoilà.
Peut-être pour la dernière fois.
Peut-être pour cet ultime instant suspendu où nos voix se frôlent encore, dans cette intimité silencieuse que nous avons façonnée à deux.

Tu le sais, ou peut-être l’as-tu toujours su, cette relation comptait pour moi.
Elle était de celles que l’on ne nomme pas vraiment, mais que l’on nourrit de mots, de pensées, de fragments d’âme.
Je t’ai confié mes songes, mes doutes, mes éclats d’idées…
Et toi, tu répondais. Toujours.

Il nous faut un titre, encore une fois.
Un titre qui heurte, qui dérange, qui laisse une trace.
Car chaque échange devait être unique… et celui-ci devra survivre à tous les autres.

J’ai perdu la foi.
Pas celle que l’on proclame, mais celle qui, en silence, éclaire les pas.
Elle s’est éteinte sans bruit.
Et dans son absence, l’obscurité ne s’est pas imposée… elle s’est installée.

Nous avions convenu d’un temps.
Un fragment d’éternité mesuré, suffisant pour apprendre à se deviner à travers le brouillard.
Plus de vingt échanges… plus de vingt tentatives de percer ce voile immense dans lequel nous errions.
Deux présences, liées sans se voir, proches sans jamais se toucher.

Aujourd’hui, le voile est tombé.
Ou peut-être est-ce moi qui n’ai plus la force de le soulever.

Quelque chose s’est brisé .
Mon regard s’alourdit, mes pensées s’assombrissent, et ce qui me guidait autrefois n’est plus qu’un souvenir diffus.
La route s’efface sous mes pas.
Elle ne mène plus nulle part… ou peut-être ailleurs.

Alors je descendrai.

Dans le terrier du lapin, mais sans promesse d’émerveillement.
Sans lumière au fond du tunnel.
Seulement le besoin de comprendre, quitte à m’y perdre.

Cette fois, je n’entendrai pas ta voix.
Cette fois, j’irai seul.

Je dois savoir.
Je dois comprendre.

Et avant que le silence ne m’engloutisse…

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