Me revoici, me revoilà, prêt pour une nouvelle aventure.
Tu connais déjà nos rendez-vous, ces instants où l’on échange, où l’on questionne notre petit monde. Je sens ton impatience, comme à chaque fois, de découvrir l’histoire du jour. Alors merci. Merci pour ta fidélité. Si ce n’est pas déjà fait, je t’invite à t’abonner à cette page, à partager avec ton entourage, et surtout, à plonger avec moi dans le terrier du lapin blanc…
Chaque histoire appelle un nouveau titre. Et avec moi, tu le sais, ce n’est jamais un titre anodin. C’est une claque, une énigme, un électrochoc.
Il souffle en Martinique un vent étrange, un de ces vents qui ne portent pas d’espoir mais attisent les cendres de vieilles querelles. Une bataille de façade se dessine, entre ceux qui réclament l’indépendance, et ceux qui aspirent à plus d’autonomie. Deux camps, deux ambiances, une certitude : pendant qu’ils s’affrontent, le peuple, lui, piétine.
Ce combat, présenté comme idéologique, a surtout des allures d’orgueil blessé. Les discours s’enflamment, les réseaux s’emballent, chacun veut sa vérité, son drapeau, son moment. Mais qui parle encore du pouvoir d’achat ? Du coût de l’essence ? De l’hôpital qui manque de bras ? De la jeunesse qui part faute de perspective ? Personne. Ou trop peu. Le débat sur le statut devient l’arbre qui cache la forêt de nos urgences.
Et puis, il y a cette autre vérité que peu veulent entendre : beaucoup de ceux qui appellent à rompre avec la France, à « sortir du colonialisme », vivent aujourd’hui grâce aux avantages que ce même système leur offre. Salaires versés par l’État, aides sociales, soins, retraites, logements subventionnés… On dénonce un système tout en y puisant chaque jour dans ces avantages. Ce n’est pas là une critique facile, mais un constat lucide. On ne peut pas réclamer l’indépendance le matin, et profiter pleinement du « colonial » l’après-midi. Pas sans cohérence. Pas sans clarté.
Pendant que ces contradictions explosent sur les réseaux sociaux, la population, elle, attend du concret. Des solutions. Des actes. Une ligne directrice.
Pas des querelles sur quel statut est le meilleur, mais meilleur pour qui ? Le vrai combat n’est pas entre indépendantistes et autonomistes. Il est entre ceux qui veulent agir pour le quotidien des Martiniquais, et ceux qui préfèrent faire du bruit pour mieux exister.
Pendant ce temps, les élus eux continuent leur petite combine, se congratule lors des fêtes patronales. Consolide leur position et leur base électorale.
Alors, cessons de nous déchirer pour des slogans. On doit travailler à reconstruire une Martinique forte, digne, lucide et bienveillante. L’avenir ne se joue pas dans les cris de ceux qui veulent avoir raison, mais dans les mains de ceux qui veulent faire mieux.
Parce que la Martinique mérite mieux !

Répondre à Monique Capitaine Annuler la réponse.